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Voilà la façon dont mon miel sera fait

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même si ma formation, est uniquement réalisée avec des ruches Dadant, je projette une exploitation avec ruches Warré. Je dois donc convertir mentalement tous les exercices pour les appliquer aux spécificités des ruches Warré.

Heureusement quelques ouvrages existent sur le sujet, et je m’en abreuve.

Pourquoi la ruche Warré ?

La ruche Warré est vraiment étudiée et conçue autour du confort de l’abeille, moins pour le confort de l’apiculteur. Cependant, l’abeille y est plus calme, les interventions sur la ruche se réalisent de façon plus zen et le miel récolté se presse au lieu d’être centrifugé… et c’est là que tout prend son sens.

En pressant le miel dans sa cire et son pollen, le miel possède des propriétés que n’ont pas les miels obtenus à la centrifugeuse. Les parfums y sont bien plus présents, le miel bien plus digeste et bien plus riche en saveurs.

« Miel de pression à froid »

Contrairement au Miel Pressé, le miel centrifugé ne jouira pas des tanins des cires neuves de l’année. 

Le miel pressé doit être traité comme un miel « haut de gamme ». Tout apiculteur producteur de ce type de miel doit soigner jusqu’à sa présentation.
S’il ne faut pas hésiter à « promouvoir » le Miel Pressé, je ferai donc goûter un miel extrait et un miel de même type en « pressé », si j’ai l’occasion de faire des marchés. Il n’y aura alors même plus à argumenter, le produit parlera de lui-même ! 

Ma production artisanale aura toujours une valeur supérieure à une production industrielle laquelle est obligée d’avoir recours à des techniques d’extraction et pompage à chaud. C’est comme pour l’huile d’olive obtenue via « Pression à froid », Qui ne sait pas de nos jours ce que cela signifie en terme de qualité ?

Si l’oxydation des miels d’extraction (centrifugés) ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est loin d’être la seule différence. Tout d’abord, pour ce qui concerne la cire de stockage, cela implique que les alvéoles soient reconstruites chaque année par les abeilles. par conséquent, du point de vue quantité, la production s’en ressent forcément car l’apiculteur aura une récolte plus faible. 
L’objectif n’est pas de produire de la quantité mais d’orienter ma production de miel vers un produit d’exception, un miel de haute qualité.
Forcément, le prix de vente ne sera pas le même ! Un miel pressé sera peu abondant (comparativement à un miel qui serait produit dans de vieilles cires) mais quel bonheur pour le consommateur, devrais-je dire pour le fin gourmet !

La seconde différence pour le producteur de miel pressé est de pouvoir renouer avec la récupération de cire d’abeille pure et non vieillie au fil des ans. Ce produit ré-ouvre la porte des laboratoires cosmétiques et pharmaceutiques, qui sont en constante recherche d’une cire d’abeille pure et de très haute qualité. 
En pressant les cadres de cire, une ruche Dadant devrait chaque année permettre la récupération de 500g à 1kg de cire propre, non souillée par les produits chimiques de traitement du varroa (entre autres).

D’autre part, les ciriers ont de plus en plus de mal à trouver des fournisseurs de cire propre et pure. Voilà donc un second débouché pour l’apiculture consciencieuse, orientée vers le naturel. Tout se valorise !

Le miel issu de cires neuves

Il est donc indispensable, pour obtenir un miel « haut de gamme » que celui-ci soit produit dans des cires neuves. C’est l’absolue garantie d’obtenir un miel authentique sans que rien ne soit venu l’altérer jusqu’au palais du consommateur. De nos jours les cires gaufrées n’offrent plus de garanties de pureté, il est donc impératif que les abeilles construisent elles-mêmes leur cire. 

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